Roberto Polo Gallery

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Michaël de Kok | Oneiric Landscapes | Communiqué de Presse


Roberto Polo est fière de présenter des peintures de l’artiste néerlandais Michaël de Kok, né en 1958 à Hilvarenbeek, qui réside et travaille à Tilburg aux Pays-Bas. Formé notamment à la prestigieuse Rijksakademie Amsterdam, avec Bert De Beul, Karin Hanssen et Luc Tuymans, Michaël de Kok appartient à la seconde génération des peintres narratifs anversois. Il expose régulièrement depuis 1986 dans des musées et des galeries de différentes villes européennes, et plus récemment à l’international, notamment à New York. Ses peintures sont conservées dans des collections privées et publiques renommées. L’exposition Michaël de Kok I Paysages oniriques comprend une série importante d’huiles sur toile de lin, réalisées pour la plupart depuis 2012.

Les peintures de Michaël de Kok ont ceci de troublant qu’elles ne se réfèrent à aucune représentation objective de paysage existant. En effet, l’artiste ne peint ni d’après nature ni d’après photo. Dans son atelier, il donne forme à des souvenirs de paysages qui ont marqué son esprit. Ses compositions sont traversées, tout comme la mémoire, d’espaces vides et de zones de plenitude. Les réminiscences des horizons et des reliefs de la région des Pyrénées, où il a l’habitude de séjourner chaque année, sont ainsi source d’inspiration à la création de paysages naturels imaginaires. La nature, bien reconnaissable mais néanmoins transfigurée par la subjectivité du peintre, prend des allures subtilement oniriques, s’éloignant du décor réel d’origine. En esthétisant le cadre naturel transformé par le prisme du souvenir, Michaël de Kok stimule notre perception et force le regard à voyager dans la peinture tout en s’interrogeant sur les limites de la réalité. Les frontières qui séparent le représenté du réel ainsi gommées, le peintre nous invite à une sensorialité grisante. L’expérience du paysage réel intériorisé en images-souvenirs du passé donne lieu à des compositions teintées d’irréel, glissant du réalisme à l’abstraction.

Tout en affirmant son autonomie, la peinture de Michaël de Kok rappelle à certains égards des paysages anciens de la peinture occidentale, notamment certains arrière-plans bleutés de scènes historiques et religieuses de la peinture flamande-brabançonne. A l’instar de la peinture de maître, il réhabilite la tradition de la mimesis au sens noble de « faire apparaître » au delà de la simple imitation. Passé maître dans l’art de la structure de la surface picturale, il maîtrise également la perspective et l’équilibre entre le premier plan et l’arrière-plan. Michaël de Kok parvient à une admirable gamme de variations sur thème, fondée sur le rapport ténu entre ciel et terre. La construction soignée des lignes et des plans successifs, les couches de couleurs délicates et le clair-obscur éclatant des lueurs flamboyantes, qui semblent émaner de la toile même, se conjuguent au service d’une vision hors de l’espace et du temps. Des paysages apaisés et aériens, parfois marqués par la présence humaine, émergent comme sortis d’un rêve, nous faisant basculer de la beauté de la nature au beau réfléchi de la peinture. Un promeneur solitaire renforce la sensation de l'immensité de la nature. Un bâtiment, la silhouette d'une ville, ou un étrange objet aux couleurs vives signalent la propagation de la civilisation au détriment de la nature.