Roberto Polo Gallery

The Gallery will close for Easter on Sunday, April 16th, 2017;

Karel Dierickx | Hand Ballet | Communiqué de presse


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Roberto Polo Gallery est fière de présenter des œuvres récentes de l’artiste belge Karel Dierickx, né en 1940 à Gand, où il réside et travaille. Peintre, dessinateur et sculpteur, Dierickx a été un des professeurs remarquables de la prestigieuse Académie Royale des Beaux-Arts de Gand, qui a marqué plusieurs générations de peintres belges tels que Wim Delvoye, Marc Maet ou Jan Van Imschoot. Figure incontournable de la peinture flamande contemporaine, il est également, depuis quatre décennies, un représentant assidu du talent belge à l’international : il a notamment participé à la Biennale de Venise en 1984 et exposé régulièrement dans plusieurs villes importantes en Europe. Le savoir pluridisciplinaire de ce peintre virtuose et intraverti, marqué avant tout par la tradition séculaire du dessin, s’inscrit dans une fine compréhension de l’histoire de l’art : ses influences s’étendent de la peinture pré-impressionniste (Adolphe Monticelli) à la sculpture impressionniste (Medardo Rosso), du tachisme (Jean Fautrier) à l’« action painting » en passant par le mouvement CoBra. La délicatesse et la cohérence de son œuvre rappellent à certains égards les œuvres de Giorgio Morandi, sa maîtrise du dessin et son geste discipliné de la main évoquent le travail d’Alberto Giacometti, son traitement de la matière impasto se rapproche de la peinture d’Eugène Leroy. Autant de références illustres qui n’enlèvent rien à la singularité d’un travail qui évolue au travers d’une grammaire personnelle et bien reconnaissable. La peinture de Dierickx est animée par une sensualité, une impulsion du corps en quête de l’apparition de l’image par le mouvement juste de la main. Dierickx stimulé par ce qui échappe en partie au regard. En variant nuances et modulations en des techniques mixtes, il traque le fugace, capture une impression sur toile en de sensibles traits et touches de lumière. Tout en exploitant des motifs classiques – paysages, portraits, natures mortes – le peintre ne cesse d’explorer le contemporain avec fraîcheur et dynamisme. C’est une combinaison sensible d’ascétisme et de lyrisme qui fait de la toile un objet mobile jamais fixé, toujours en métamorphose sous notre regard. L’image semble se mouvoir au fur et à mesure qu’on la contemple. Des formes frémissantes, à peine reconnaissables, souvent mélancoliques, apparaissent tandis que des éléments semblent s’évanouir discrètement. Dierickx met ainsi au point un procédé émouvant, qui évoque, tout en intensité, l’éphémère des lignes et des pensées se confondant en une suggestivité délicate. La force de ses œuvres réside précisément dans l’équilibre entre figuration et abstraction, ce qui est révélé et ce qui échappe à l’imagination. Chaque réalisation de Dierickx, soigneusement orchestrée par le même « ballet de mains » rigoureux, semble partir du néant pour s’achever en une harmonie fragile et forte, audacieuse et dynamique qui en dit long sur l’intimité, l’existence et la nature des choses.